Mahes

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Cecilia Benavente Vicente, «  »
Cecilia Benavente Vicente

fr La statue en bronze ÄM 8988 du musĂ©e Ă©gyptien de Berlin a Ă©tĂ© acquise en 1886 de l’antiquaire Souliman Abd el-Saman. La statue est originaire de Tell el-Moqdam et est supposĂ©e appartenir Ă  la soi-disant « cachette de Lion », un groupe cĂ©lĂšbre d’objets trouvĂ©s dans les ruines de la ville en 1884 par des paysans. La statue ÄM 8988 reprĂ©sente un dieu Ă  tĂȘte de lion. Sur la coiffure il subsiste des restes d’un urĂŠus et des pattes d’un oiseau. De sa main gauche, le dieu tenait une plaque avec un oudjat Ă  hauteur de poitrine, qui n’a pas Ă©tĂ© conservĂ©e. Selon Paul Perdrizet, la statue reprĂ©sente le dieu Mahes. À l’inverse, GĂŒnther Roeder et Katja Weiss affirment qu’il figure Horus de PĂ©. Roeder et Weiss fondent leur opinion sur la coiffe de la statue. Les deux interprĂ©tations de la statue sont controversĂ©es et pas entiĂšrement convaincantes. Ni Mahes, ni Horus de PĂ© n’étaient reprĂ©sentĂ©s comme dieu Ă  tĂȘte de lion avec une coiffe comportant un oiseau. En outre, aucune reprĂ©sentation de Mahes ou d’Horus de PĂ© portant un oudjat Ă  leur poitrine n’a jamais Ă©tĂ© trouvĂ©e. En revanche, le dieu NĂ©fertoum a bien Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ© comme un dieu Ă  tĂȘte de lion avec une coiffe comportant un faucon et une fleur de lotus dans les scĂšnes du temple de SĂ©thy Ier Ă  Abydos, du temple d’Hibis Ă  Kharga et du Naos de Saft el-Henneh (CG 70021). En outre, NĂ©fertoum Ă©tait figurĂ© dans ces scĂšnes tenant une plaque avec un oudjat Ă  hauteur de poitrine. Enfin, une inscription dans la salle de NĂ©fertoum dans le temple de SĂ©thy Ier Ă  Abydos rĂ©vĂšle que cette iconographie, appartenant au dieu NĂ©fertoum, reflĂšte son caractĂšre syncrĂ©tique avec Horus. Horus-NĂ©fertoum avait le rĂŽle d’un protecteur dans la fĂȘte de Sokar escortant le roi. La statue ÄM 8988 peut donc ĂȘtre interprĂ©tĂ©e comme une reprĂ©sentation de NĂ©fertoum portant l’oudjat Ă  hauteur de poitrine, symbolisant donc la renaissance et la rĂ©gĂ©nĂ©ration du soleil.

uk The bronze statue ÄM 8988 of the Egyptian museum in Berlin was acquired in 1886 from the antiquity dealer Souliman Abd el-Saman. The statue originally came from Tell el-Moqdam and was assumed to be part of the so-called “Lion cache”, a famous group of objects found in the ruins of the city in 1884 by peasants. The statue ÄM 8988 represents a lion-headed god. In the headdress there are remains of an uraeus and two bird feet. With his left hand the god held a plaque with a wedjat at chest height, which has not been preserved. According to Paul Perdrizet, the statue represents the god Mahes. Conversely, GĂŒnther Roeder and Katja Weiss claim that it represents Horus of Pe. Roeder and Weiss based their opinion on the headdress of the statue. Both interpretations of the statue are controversial and not fully convincing. Neither Mahes nor Horus of Pe appears represented anywhere else as a lion-headed god with a bird headdress. Furthermore, no representation of Mahes or Horus of Pe wearing a wedjat at their chest has ever been found. On the contrary, the god Nefertem has indeed been represented as a lion-headed god with a headdress consisting of a hawk and a lotus flower in scenes from the Temple of Seti I in Abydos, the Hibis Temple at Kharga Oasis and from the Naos of Saft el Henne (CG 70021). Moreover, Nefertem was represented in these scenes holding a plaque with a wedjat at chest height. Additionally, an inscription found in the so called Nefertem-room in the temple of Seti I in Abydos reveals that this iconography belonging to the god Nefertem reflects his syncretic character as Horus. Horus-Nefertem had the role of a guardian in the Sokar festival by escorting the king. The statue ÄM 8988 can be thus interpreted as a representation of Nefertem carrying the wedjat at chest height, symbolizing so the rebirth and regeneration of the sun.

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Federico Contardi, «  »
Federico Contardi

fr Publication de cinq ouchebtis conservĂ©s au Museo Archeologico d’Udine. À l’exception d’un ouchebti du Nouvel Empire, les autres datent de l’Époque tardive. Les apports de cette Ă©tude concernent le domaine de l’onomastique, avec l’attestation de quelques noms rares. NĂ©anmoins, la comparaison avec du matĂ©riel issu de fouilles permet Ă©galement de replacer quelques-uns de ces ouchebtis dans leur contexte archĂ©ologique.

uk Publication of five ushabtis stored in the Museo Archeologico di Udine. With the exception of one of them, which dates to the New Kingdom, the others date to the Late Period. The contribution of this study concerns the onomastic thanks to some names seldom attested. Moreover the comparison with some material discovered during excavations allows to replace this material in his archaeological context.

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Cecilia Benavente Vicente, «  »
Cecilia Benavente Vicente

fr En 1885, le mĂ©decin et collectionneur français Daniel Marie Fouquet acheta chez l’antiquaire Souliman Abd es-Samad un groupe d’objets provenant des ruines de Tell el-Moqdam, l’ancienne ville de LĂ©ontopolis. Cette dĂ©couverte est connue sous le nom de « Trouvaille des lions ». Parmi ces objets il y avait Ă©galement quatre bronzes hellĂ©nistiques : un sphinx, un oinochoĂ©, une figure de pĂȘcheur et une statue du dieu HermĂšs. Tous ces bronzes ont Ă©tĂ© publiĂ©s en 1911 par l’archĂ©ologue français Paul Perdrizet dans son livre Bronzes Grecs d’Égypte de la Collection Fouquet. Quelques annĂ©es plus tard l’archĂ©ologue allemand Hans Peter Laubscher reprit l’étude de la statue d’HermĂšs et il l’interprĂ©ta comme Ă©tant un roi ptolĂ©maĂŻque en tant que dieu HermĂšs-Horus-Triptolemus. L’étude de Laubscher Ă©tait fondĂ©e uniquement sur les photos prises pour la vente aux enchĂšres de 1922 de la Collection Fouquet Ă  Paris, car le lieu de conservation de la statue Ă©tait inconnu. L’auteur a pu identifier la statue d’HermĂšs au MusĂ©e Calouste Gulbenkian de Lisbonne sous le numĂ©ro 45. GrĂące Ă  cette identification il a Ă©tĂ© possible de la rediscuter et de revoir les affirmations de Perdrizet et Laubscher. Il a Ă©tĂ© Ă©galement possible d’explorer pour la premiĂšre fois toute la composition de la statue puisque les photos publiĂ©es ne montrent pas sa base. D’aprĂšs l’étude iconographique qui tient en compte les interprĂ©tations de Perdrizet et Laubscher, la statue doit certainement ĂȘtre interprĂ©tĂ©e comme PtolĂ©mĂ©e III ÉvergĂšte reprĂ©sentĂ© en tant que dieu HermĂšs-TriptolĂšme. Elle montre PtolĂ©mĂ©e III comme semeur divin, pourvoyeur et garant de l’abondance, de la prospĂ©ritĂ© et de la paix. La fonction de la statue permet de remettre en question le prĂ©tendu contexte archĂ©ologique de sa dĂ©couverte grĂące aussi aux rĂ©sultats de la recherche sur la provenance de tous les objets issus des ruines de Tell el-Moqdam en 1885.

uk In 1885 the French doctor and collector Daniel Marie Fouquet bought from the antique dealer Souliman Abd es-Samad a group of objects found in the ruins of Tell el-Moqdam (Leontopolis). This find is known as “Trouvaille des lions”. Among the objects purchased by Dr. Fouquet there were four Hellenistic bronzes: a sphinx, an oinochoe, a figure of a fisherman and a statue of the god Hermes. All these bronzes were published by the French archaeologist Paul Perdrizet in his book Bronzes Grecs d’Égypte de la Collection Fouquet in 1911. The German archaeologist Hans Peter Laubscher took up the study of the statue of Hermes found in Leontopolis and interpreted it as a Ptolemaic king depicted as the god Hermes-Horus-Triptolemus. Laubscher’s study was based only on photos of the statue because it had been missing since 1922, when it was auctioned as part of the Fouquet collection in Paris. The author was able to localize the statue of Hermes in the Calouste Gulbenkian Museum in Lisbon under the number 45. By locating the statue, it is possible to re-discuss it and to review the previous claims of Perdrizet and Laubscher. It is also possible to explore the entire composition for the first time since the published photos of the statue do not show its base. After an iconographical study and considering the interpretations of Perdrizet and Laubscher, the statue can certainly be interpreted as Ptolemy III Euergetes depicted as the god Hermes-Triptolemus. The statue of the Calouste Gulbenkian Museum Inv. No. 45 shows Ptolemy III as divine sower, provider and guarantor of abundance, prosperity, and peace. The function of the statue as temple statue allows a re-discussion about the archaeological context by questioning the provenance of all the objects found in 1885 in the ruins of Tell el-Moqdam (Leontopolis).

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ENiM 14 - 2021

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