Textes des Pyramides

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Bernard Mathieu

« Les Enfants d’Horus, théologie et astronomie » (ENIM 1, , p. 7-14)

Une enquête menée sur les Enfants d'Horus (Hâpy, Douamoutef, Imséti et Qébehsénouf ) dans les Textes des Pyramides permet de mettre en relief leur véritable identité théologique, leurs fonctions essentielles, ainsi que les correspondants que les Égyptiens leur avaient attribués dans le ciel nocturne, au sein des constellations que nous nommons Orion et la Grande Ourse.


Simon Thuault

« De l’usage des classificateurs dans les textes funéraires. L’exemple des toponymes Jskn, Ndj.t et GHs.tj dans les Textes des Pyramides et les Textes des Sarcophages » (ENIM 11, , p. 7-22)

Avec l’accroissement des études traitant des classificateurs (ou déterminatifs) égyptiens, il convient désormais de s’intéresser aux mécaniques d’attribution de ces signes aux graphies de divers lexèmes. Dans cet article, nous nous intéressons à trois toponymes récurrents dans les corpus funéraires que sont les Textes des Pyramides et les Textes des Sarcophage : Jskn, Ndj.t et GHs.tj. Ces trois localités, notamment liées au mythe osirien et à la régénération du roi défunt, présentent des similitudes et des divergences graphémiques de grand intérêt quant aux classificateurs qui les accompagnent. Ainsi, en observant les contextes dans lesquels apparaissent ces toponymes et en comparant leurs graphies, nous proposerons différents processus ayant pu mener les scribes et lapicides à leur attribuer des classificateurs d’apparence parfois contradictoire (par exemple O49 et N25). Considérations grammatologiques, mythologiques et perceptuelles semblent alors se côtoyer et s’entremêler pour offrir à la classification toponymique égyptienne une remarquable diversité et un potentiel informatif rare.


Bernard Mathieu

« Les couleurs dans les Textes des Pyramides : approche des systèmes chromatiques » (ENIM 2, 2009, p. 25-52)

Les notions de « couleurs » dans l’Égypte ancienne doivent être appréhendées non pas isolément mais selon une approche structurale, à l’intérieur de systèmes complémentaires ou antinomiques. L’analyse du vaste corpus des Textes des Pyramides permet ainsi de mettre en évidence la spécificité et les implications idéologiques du rouge (décher), qui s’oppose aux trois autres couleurs « fondamentales » que constituent le noir (kem), le blanc (hedj) et le vert (ouadj).


Bernard Mathieu

« Horus : polysémie et métamorphoses » (ENIM 6, 2009, p. 1-26)

À l’instar du théonyme « Seth », le théonyme « Horus » est éminemment polysémique. Fondé sur l’analyse de plus de 900 attestations dans les Textes des Pyramides, cet article tente de classifier les différents référents théologiques, depuis le modèle archaïque, à portée historiographique, d’Horus de Hiéraconpolis jusqu’à l’élaboration de la figure d’Horus l’enfant héritier de son père Osiris. Au-delà du discours religieux, comme toujours, se laissent deviner les évolutions d’une pensée politique et les lourdes implications idéologiques de la diffusion du dogme osirien.


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Équipe Égypte Nilotique et Méditerranéenne - UMR 5140 - « Archéologie des Sociétés Méditerranéennes » (Cnrs) - Université Paul Valéry - Montpellier III