ENiM 10 - 2017 (ISSN 2102-6629)

Sommaire

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1-5

Edwin Dalino, « Le prince Mérenptah fut-il grand prêtre de Ptah ? État de la question et focus sur Hori, fils de Khâemouaset »
Edwin Dalino

Depuis le XIXe siècle, il est parfois avancé que le prince Mérenptah, fils de Ramsès II, aurait été grand prêtre de Ptah à Memphis à la suite de son frère Khâemouaset. L’auteur montre tout d’abord que les sources utilisées ne sont pas pertinentes, puis explique qu’un grand prêtre de Ptah étant attesté du règne de Ramsès II à celui de Mérenptah, ce dernier ne put l’être. Deux chaouabtis publiés récemment, mentionnant un grand prêtre de Ptah homonyme, ainsi que le cas de Hori fils de Ptahmès sont également abordés.

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7-23

Mohamed Raafat Abbas, « A Survey of the Military Role of the Sherden Warriors in the Egyptian Army during the Ramesside Period »
Mohamed Raafat Abbas

Les Chardanes faisaient partie des Peuples de la mer qui attaquèrent l’Égypte pendant la période ramesside. Les pillards chardanes étaient des ennemis de l’Égypte au début du règne de Ramsès II, qui proclama sa victoire sur eux. Après leur défaite, beaucoup d’entre eux furent capturés et intégrés dans l’armée égyptienne, devenant l’une des meilleures troupes d’auxiliaires étrangers. Ils furent employés par les Égyptiens pendant toute la période ramesside. Ils servirent comme unités d’infanterie ou comme gardes du corps du roi. Les célèbres reliefs décrivant la bataille de Qadech et la bataille de Dapour au temps de Ramsès II, la guerre libyenne de Mérenptah, ou les guerres libyennes et du nord de Ramsès III, mentionnent la présence significative des unités chardanes dans l’armée égyptienne. Cet article examine et discute le rôle des guerriers chardanes dans l’armée égyptienne pendant la période ramesside.

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25-50

Marie-Astrid Calmettes, « La représentation cosmologique du sarcophage d’Ourechnefer »
Marie-Astrid Calmettes

Le dessus du couvercle du sarcophage d’Ourechnefer, conservé au Metropolitan Museum of Art de New York sous le numéro d'inventaire 14.7.1b, est le support d’une représentation cosmologique unique à ce jour. L’espace délimité par le corps de la déesse Nout arc-boutée à l’image de la voûte céleste, est occupé par un immense cercle qui constitue le centre de la représentation. Il est surmonté par une figure féminine ouvrant les bras alors qu’il est soutenu par une paire de bras levés prenant appui sur une paire de jambes. Ce cercle, constitué d'un centre et de deux anneaux concentriques, représente non seulement l’Égypte et ses régions limitrophes mais aussi un espace mystérieux en relation avec l’au-delà et la régénération. L’ensemble de la représentation est, selon nous, une interprétation de la première heure du Livre du jour, illustrant la déesse Nout mettant au monde le soleil et donc le cosmos. Cette création iconographique, aux multiples niveaux de lecture, témoigne d’une conception du monde élaborée dans laquelle cosmogonie et cosmologie se rejoignent.

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51-88

Karine Madrigal, « L’obélisque de Louqsor et le sarcophage d’Ânkhnesneferibrê »
Karine Madrigal , Jean-Claude Goyon

Des papiers non publiés de Jacques-Joseph Champollion-Figeac conservés à Grenoble, aux Archives départementales de l’Isère, permettent de mettre en lumière de nouvelles informations à propos de l’expédition française de 1830 envoyée à Louxor, en Égypte, pour rapporter à Paris l’obélisque donné à J.-Fr. Champollion par Méhémet Ali. Pendant leur séjour à Thèbes, les officiers de l’équipe payèrent le drogman Youssouf Kashef pour l’extraction du sarcophage de la Divine Adoratrice Ânkhnesneferibrê à Deir al-Médîna. Il fut transféré en France par les officiers, avec l’obélisque, avec l’intention de le vendre au gouvernement français qui refusa la transaction. En 1836, sans que l’on sache comment, les officiers français purent vendre le sarcophage au British Museum.

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89-101

Jonathan Maître, « Comme un oiseau sur la branche... »
Jonathan Maître

Perdus en plein désert, les bords du Nil sont un biotope prisé par de nombreuses espèces animales et végétales, amenées à coexister sur ce territoire restreint. Les plus opportunistes, à l’exemple des milans, devinrent rapidement des commensaux de l’Homme, aux yeux duquel ils représentent une figure familière du folklore animalier. Si fascinante soient-elles aux yeux des artistes de Pharaon, faune et flore sont pourtant perçues à travers le filtre de la cosmovision qui les dote d’une valeur symbolique plus ou moins forte et polysémique. Produit culturel, jusqu’où le dessin pharaonique pouvait-il être naturaliste ? Au-delà de l’identification d’un taxon précis, le renouveau des approches éthologiques de l’Histoire de l’art égyptien, permet de mieux saisir le fonctionnement du processus de sélection qui conduisent l’imagier à composer un contenu formel à l’attention de ses publics, attentifs à la réactualisation de ses mythes fondateurs.

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103-115

Frédéric Servajean, « Les radeaux de Pount »
Frédéric Servajean

Sur l’une des parois de la tombe thébaine 143, on peut voir la figuration de deux radeaux, en relation avec le retour d’une expédition du pays de Pount. Ces radeaux ont souvent été interprétés comme des embarcations pountites. Les traditions se rapportant à la mer Rouge font de celle-ci le lieu où furent inventées ces embracations et leur existence y est effectivement attestée jusqu’à très récemment, notamment dans le sud de cette mer. Si cette figuration est incontestablement le plus ancien témoignage de l’existence de ces radeaux, ces derniers n’ont pas en revanche atteint l’Égypte en naviguant mais chargés sur les navires égyptiens revenant de Pount.

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117-129

Julianna Kitti Paksi, « A New Reading to Ramesses III’s Great Double Stela. The Placement of Fragment C »
Julianna Kitti Paksi

Le fragment C  (KRI V 247, 1–8) est un grand bloc détaché qui contient huit lignes de texte provenant de la double stèle de Ramsès III à Karnak. Sa position précise a été débattue depuis les années 1950. Cet article invoque des arguments philologiques et épigraphiques permettant de repositionner le bloc au niveau de la partie supérieure de la stèle septentrionale de Ramsès III. La nouvelle lecture des lignes 7 à 14 de la stèle septentrionale – qui est présentée ici en transcription hiéroglyphique, en translittération et en traduction – respecte la cohérence de l’articulation générale de l’inscription.

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Équipe Égypte Nilotique et Méditerranéenne - UMR 5140 - « Archéologie des Sociétés Méditerranéennes » (Cnrs) - Université Paul Valéry - Montpellier III